Contactoo, le service développé par l’association Solidoo, a été imaginé suite au constat que nombre de personnes âgées perdaient progressivement certains repères, notamment liés à la mémoire. Nous souhaitons ici apporter certaines réponses aux questions que vous vous posez sur ces maladies.

Qu’est-ce qu’une maladie neurodégénérative ?

Toutes les maladies neurodégénératives, venant d’une dégénérescence du cerveau, sont des maladies apparentées à la maladie d’Alzheimer.

Le cerveau joue le rôle de centre de commande de l’organisme. Il fait partie du système nerveux, avec la moelle épinière et un large réseau de nerfs et de neurones. C’est ce système nerveux qui contrôle de nombreuses fonctions cognitives, sensorielles, musculaires, etcLorsque le cerveau est endommagé, ces différentes fonctions, et notamment la mémoire, les sensations et même la personnalité, changent et déclinent.

Une maladie neurodégénérative correspond à une telle atteinte du système nerveux et du cerveau. Les personnes âgées sont plus souvent touchées pour des causes qui ne sont pas toujours très claires. Une dégénérescence du cerveau intervient lorsque des tissus ou cellules du système cérébral se détériorent. Les maladies neurodégénératives au grand âge incluent de nombreuses pathologies, dont les symptômes et la gravité varient fortement.


Le vieillissement normal se traduit par une diminution du poids du cerveau d’environ 2 % par décennie. L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) met en évidence cette évolution normale sous le terme « atrophie cortico-sous-corticale. » Mais il n’y a aucun rapport entre la perte des fonctions intellectuelles et l’atrophie du cerveau, et en moyenne, on perd tous 10 % du poids du cerveau entre 50 et 100 ans.

La perte neuronale due au vieillissement est modérée : la mort neuronale est très faible. Surtout, il y a des différences majeures entre les individus. Ainsi, quand on vieillit on ne perd pas, ou presque, de neurones. En revanche, les neurones perdent leurs terminaisons nerveuses. Dans les maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer, de Parkinson, etc.), la perte des neurones est plus rapide que dans le vieillissement normal, et elle est sélective, n’intéressant pas tout le cerveau. La perte neuronale ne correspond pas à un dysfonctionnement global du cerveau comme on le verrait dans une encéphalite (inflammation de l’encéphale). Par exemple, dans la maladie d’Alzheimer, la perte de mémoire initiale résulte d’une perte neuronale sélective de la partie latérale du cerveau que l’on appelle la région temporale. Cette région située derrière les tempes, appelée hippocampe, est une espèce de hub10 qui joue un rôle capital dans les phénomènes mnésiques. Cette perte sélective des neurones est relativement stéréotypée, c’est-à-dire que les maladies d’Alzheimer commencent à peu près toujours de cette façon. En un mot, dans une maladie neurodégénérative, à l’opposé du vieillissement normal, il y a une perte neuronale sévère, qui débute par une perte massive des terminaisons nerveuses.

La question de la continuité ou discontinuité entre le vieillissement normal et la neurodégénérescence n’est donc pas complétement clarifiée sur le plan clinique, neurophysiologique, histologique et biochimique. Dans le vieillissement normal, la perte des neurones, si elle existe, est très faible et variable selon les structures cérébrales et les individus. En revanche, les terminaisons nerveuses disparaissent, et donc la connectivité diminue. Dans la maladie d’Alzheimer et les autres maladies dégénératives, il y a une perte de neurones plus sévère que dans le vieillissement normal, et sélective.

Cette maladie ne doit plus être minimisée et son nom ne doit plus être tabou ! Mieux la connaitre, mieux la reconnaitre, mieux l’appréhender, mieux l’accepter sont absolument nécessaires pour mieux accompagner nos ainés.

Pour en savoir plus….

La maladie d’Alzheimer

Les signes précurseurs

Les symptômes physiques

Les stades de la maladie